J’ai récemment fini de lire le dernier livre d’Isaac Bashevis Singer. Keila la Rouge, un roman mystérieusement tombé aux oubliettes et extraordinairement réédité…

Il s’agit d’un ouvrage d’un genre sensiblement différent comparé au reste de son œuvre.

Ce roman brise complètement les tabous en présentant un environnement où se confondent l’éloignement de D.ieu, les bordels et la politique.

Certaines personnes pourraient hésiter à acheter ce livre, notamment en raison des sujets assez sensibles qui sont abordés.

Je pense que ça reste un reste un livre très intéressant. J’ai voyagé le temps d’une lecture dans un autre univers, à une autre époque.

Ce roman dépeint un contexte, celui des Juifs de Pologne avec ses travers et ses difficultés (« Les Russes ne permettent pas aux Juifs de faire des études. Les enfants juifs ne sont pas autorisés à aller au lycée et encore moins à l’université. »)

Le livre tourne essentiellement autour de deux personnages : Keila, la vie de mauvaise vie et le jeune Bunem, fils de rabbin.

J’ai trouvé intéressant la volonté de Keila, bien qu’elle récidivait, de tendre vers une vie plus rangée et de se rapprocher de D.ieu. Parallèlement, Bunem ne cesse de se questionner. Il a l’impression que D.ieu l’abandonne et semble s’écarter de son chemin. Néanmoins, après sa fuite vers les États-Unis, il semble tout de même vouloir rester attacher aux traditions.

Le roman présente également une série d’autres personnages qui permettent de mieux saisir l’environnement de soulever d’autres problématiques telle que les préjugés, notamment au sujet de Keila, cette fille provenant des bordels qui semble vouloir faire téchouva– se repentir, mais qui est tout de suite jugé par les autres. On se rend compte à quel point la société condamne autrui, même lorsque celui tente de changer. On comprend également à quel point il est important de réfléchir avant de poser une action. Il est plus aisé de donner une mauvaise image de soi et, inversement, il est plus difficile de donner une bonne image de soi, notamment lorsque l’on a mal agi.

J’ai trouvé la fin quelque peu décevante. Tout le livre m’a tenue en haleine et je ne m’attendais pas à une telle fin. Je ne regrette néanmoins pas avoir lu ce livre, bien au contraire. Il se lit très rapidement. J’ai pratiquement tout lu le temps d’un chabbat.

Je me demande par ailleurs si la vie personnelle d’Isaac Bashevis Singer n’a pas eu une certaine influence sur la rédaction de Keila La Rouge.

Bref, je ne vous en dis pas plus ! Et pour celles qui l’ont déjà lu, qu’en avez-vous pensé ?

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